Les larmes de ceux qui attendent 1

Les larmes de ceux qui attendent 1

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Malik affligé par le départ de Vanessa

Ce matin, Vanessa s’est envolée de l’autre coté de l’atlantique, le pays de De Gaulle qu’elle charcutait depuis sa  tendre enfance. Malik son copain est resté tout seul au pays entre misère et galère, il va devoir se débrouiller tout seul pendant des années sans son amoureuse. Il était beaucoup affecté, abattue par ce départ précipité de sa silhouette imaginaire Vanessa, alors qu’ils avaient construit des projets vivants et prometteurs ensemble. Malik pleure et coule des larmes de solitudes : que vais-je devenir sans elle, s’adressait-il au bon Dieu ! Oh mon Dieu pourquoi m’as-tu fait cela, moi qui eus cru en cette union, cette nouvelle aventure que j’avais démarrée avec ma côte Vanessa ; et voici que tu me l’arrache au beau milieu de l’atlantique.  Sur la plage du Nevada, il accuse les vagues d’avoir  emporté son amour ; elles n’ont put rien  faire pour empêcher ce départ qui sonnait comme un adieu ! Il était triste, il subissait le poids de cette séparation doubleuse dans l’amertume et la désolation fatale. Il avait envie de dévorer la mer, piétiner ses vagues, Malik était furieux, la peur de ne plus revoir Vanessa l’agitait comme une dose de  cocaïne. Il se levait, se baladait au bord de la plage; un pas, deux pas, trois pas, il s’arrêtait, s’asseyait, se relevait, levait les yeux au ciel, avançait pour s’écrouler en larme dans le sable. Quelle séparation méphitique?

Vanessa également triste avant son voyage

Mais de quoi avait-il peur au juste ?

Malik avait fortement peur que les blancs lui arrachent son amoureuse : non…non… elle est a moi, c’est…ma…femme, s’écriait-il ainsi ! Là-bas, disait-il , on dit, reniflait-il, qu’il y a des gens, gémissait-il, qui   enlèvent vos femmes  et font d’elles ce qu’ils veulent ! Là-bas, des femmes africaines  quittent leur terroir, s’agrippent aux blancs, oublient  leurs maris pour des billets d’euros ! Là-bas, insistait Malik, nos femmes sont insoumises, elles vivent pleinement la liberté au point où elles ne s’occupent plus de leurs hommes. Malik avait peur de perdre sa Vanessa ! Là-bas, persistait-il,  ma Vanessa est partie pour toujours, elle se fera un jeune blanc et me jettera à l’oubliette, dans la fourrière des célibataires sans espoir et je ne serai  plus que seul  dans ma solitude en attendant mes vieux jours. Là-bas, elle parlera comme eux : houaiche, baha!  Chiu pris par le temps, désolé ! Et ma langue d’amour lui sera désormais étrangère ! Là-bas, l’angoissé ne s’arrête jamais de parler, devenu fou à cause de la masse d’impôt qui l’attend ! Là-bas, qu’il ne s’arrêtait de parler Malik, pauvre jeune homme ! là-bas, elle quittera sa famille, s’attachera à un homme et tous deux formeront une famille !  Oh mon Dieu, faites quelque chose pour que ma Vanessa me revienne !  Là-bas je ne pourrai jamais y aller moi pauvre enfant d’Afrique qui, mérite la misère et la guerre.

voici notre belle France

  Il était vraiment éprouvé par cette séparation doubleuse.  Dans sa tête, le vieil adage friponne toujours : « au pays des blancs, les nôtres qui s’y rendent  ne reviennent jamais comme avant, transformés par les réalités d’un autre monde ! » voici ce qu’on entend souvent. Mais Malik ne veut pas croire   à cet adage qui date de la vieille époque. Il décide de garder espoir  et le nourrir de patience, de persévérance  et d’amour; sera-t-il à la hauteur ?  A SUIVRE ! prochain article:  les larmes  de ceux qui attendent 2

par  RIMAN VAN

 

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