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Avant, je ne comprenais pas comment on pouvait se laisser pousser par la haine au point de vouloir détruire son partenaire de couple, faire extrêmement mal à son compagnon ou ruminer des pensées noires et sordides. Jusqu’à ce qu’Anissa me parle de sa relation de couple. 

 

Anissa est une amie que j’ai rencontrée dans mon exil en France. C’est le genre de fille que sans faire exprès, tu jalouses positivement.Elle travaille, à un homme,ils vivent ensemble et tout roule ce qui n’est pas donné dans la société française actuelle. Seulement voilà, son homme est noir et africain. La précision est de taille car il y a Noir et Noir en France.

Mon amie vit avec un homme noir, un africain aux habitudes « culturellement ancrées ». Je précise que tous les africains ne sont pas pareils. Selon elle, quand vous décidez ou par la force des choses, vous vous retrouvez en couple avec un homme noir africain aux habitudes « culturellement ancrées »,vous multipliez par 10 la tendance de votre psyché humain au crime dit passionnel. Je m’explique :

Égoïsme est son second prénom 

C’est un monstre d’orgueil”. “Ahi Anissa c’est pas un peu trop fort!” Mon amie m’explique qu’il a toujours raison. Toutes les décisions sont prises par lui et personne n’a autant raison que lui. Il ne s’agit pas de discuter, c’est lui qui a la science infuse. Et si elle essaie de faire autre chose, cela est pris comme un défi. Donc on se met sur un ring pour boxer.

Superman de la critique non constructive

Il critique tout ce qu’elle fait, se plaint…mais ne participe en rien à l’évolution de leur vie de couple. Parce que selon lui, la femme est censée tout faire et le faire bien sans l’énerver.  Ses amis et sa famille lui ont montré une image de femme multitâches, Anissa devait apprendre à devenir en un temps record la pâte qui correspond au moule. Lui est déjà parfait.

Envieux sans le savoir

Ce que ses amis font avec leurs copines devient source de problèmes dans ton petit foyer là. « La femme de tel lui a fait ça…Jamais je ne vais accepter ça. Il aurait dû faire ça. Chez moi ça n’arrivera jamais ». Sans aucun tamis ou recul réfléchi sur les situations familiales, Monsieur le guerrier africain décide de parer à une menace qui n’existe pas. Créant un abus auprès de celle qui essaie de tout faire pour être bien. Mais elle se retrouve quand même coupable d’une faute qu’elle pourrait commettre.

Sa famille pas la nôtre

Sa famille est omniprésente et c’est à elle qu’on demande l’avis avant d’acheter le pack d’eau ou les papiers de toilettes à la maison. Le jour où on mange sauce graine (repas typiquement africain) ou autres, ce sont les parents, les savants, qui donneront leur avis.

Parce que c’est le fils aîné ou le seul homme parmi les filles, il doit s’occuper de toute la famille. Et bonjour les véritables sacs à problème. Je précise qu’il y a des exceptions bien évidemment.

Gestion des finances = 0

Problème d’argent. Anissa travaille, il travaille. Il exige qu’elle participe proportionnellement aux charges autant que lui. Jusque-là, tout va bien. Mais chaque mois, il doit envoyer de l’argent à sa sœur sans papier qui a un problème de collocation. Et apparemment toute la famille passera faire son temps chez eux. Comble de la foutaise, elle n’est même pas informée car c’est sa famille et elle n’a pas droit à la parole. Il faut aussi qu’il s’occupe de son cousin, qu’il achète un téléphone dernière génération pour sa mère…quand même son fils est benguiste après tout. Qu’est-ce que les gens vont dire ?Au final, Monsieur l’africain n’a plus rien pour assumer ses charges et s’en prend à Anissa qu’il traite d’avare…et chaque mois ils doivent payer les frais de découvert et prêts bancaires…

La faute à qui finalement?

La liste est longue mais nos frères africains noirs aux habitudes culturellement ancrées doivent apprendre à vivre selon leur temps et prendre des initiatives et  de bonnes résolutions. Il ne s’agit pas seulement de vouloir que la femme soit à l’ère du temps: indépendante financièrement pour partager équitablement mais en même temps être encore plus soumise comme nos mamans (qui dans leur magnifique imagination supportaient tout et acceptaient n’importe quoi) pour le bien de la famille !!! (Hum..mouais). Tu ne peux avoir le beurre et l’argent du beurre.

Aux femmes de renverser la tendance

J’adore nos mamans. Mais nous payons aujourd’hui ces hommes « compliqués ». Ces hommes avec qui nous femmes contemporaines sommes censées construire et créer un nouveau monde.

Et j’avoue qu’on est tous dans la merde. On voit et décrit le côté des femmes seules, mères célibataires, femme aigries et malheureuses…On célèbre les pères multi enfants, multi familles, qui ne savent pas tenir leur pantalon. Et n’ont aucun respect pour la femme…

C’est déjà foutu, on est dans la merde. Il ne nous reste que nos fils à élever comme des hommes qu’il faut. Des hommes qui respectent la femme et le sens de la vie de couple et de famille. Devenir maman, fait comprendre beaucoup de choses…beaucoup trop.

 

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Je suis une révolutionnaire et critique de la société. Je suis passionnée par les comportements et les relations humaines.

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