Ah ces hommes, super machos avec les africaines et hyper doux avec...

Ah ces hommes, super machos avec les africaines et hyper doux avec leurs blanches

1298
PARTAGER

Ces hommes ont souvent rencontré des filles africaines bien, belles et/ou intelligentes mais qui ne pouvaient pas entièrement s’occuper de la maison et des tâches ménagères comme ils le voulaient. Quand il leur fallait de l’aide pour cause de fatigue parce qu’il y a trop de travail, ou pour manque de temps parce qu’elles exercent une activité professionnelle, ils répondaient que ce n’est pas à eux de faire cette tâche.

Pour eux, il existe des différences naturelles qui définissent la place de l’homme et de la femme dans le couple et dans la société. Lesquelles ? Je n’en sais rien personnellement. Sans doute qu’il s’agit de la différence de sexe ou du fait que la femme puisse enfanter et pas l’homme. De ce fait la femme serait bonne à la cuisine, aux tâches ménagères, à l’éducation des enfants et à courber l’échine à chaque invective de Monsieur. L’homme, lui serait le Père de famille, le seul responsable, le sage qui a le dernier mot et dont l’avis prime. Ainsi tout irait mieux dans le meilleur des mondes. Ce serait cela l’ordre établi par la « nature » la « tradition », la « culture » et qu’il ne faudrait surtout pas changer.

Sincèrement, si l’occasion était donnée à ces femmes de décider de la place de ces hommes, elles installeraient un tabouret près des toilettes afin qu’ils y restent et surtout faciliter la seule tâche qu’ils font au quotidien après avoir mangé.

Cette idée de la femme ne s’applique qu’à l’Africaine parce que lorsqu’ils rencontrent une occidentale ou une non-africaine, leur vision de la femme change. En ce moment-là, ils se souviennent du sens des mots « adaptation » « compromis ». A ces gens-là, on devrait leur attribuer la palme d’or de la mauvaise foi.

J’avoue, il y a différents cas. D’un côté l’opportuniste qui veut ses papiers (avoir la nationalité pour régulariser sa situation illégale d’immigré) et qui n’a pas le choix selon lui. Il doit s’adapter. Il est prêt à accepter toutes les humiliations de sa nouvelle conquête pour les avoir. Elle peut même le battre, il ne broncherait pas. Dans cette situation, il renonce gentiment à son ego surdimensionné afin de permettre à Madame d’exprimer le sien sans jamais de contrainte.

De l’autre côté, le frimeur intello qui n’a pas nécessairement besoin de papiers. Son objectif c’est de frimer sur les réseaux sociaux et exhiber son gros trophée en or blanc auprès de ses amis, connaissances et proches. Il affiche sa « réussite » face à ses ex copines africaines. Cependant, il y a le revers de la médaille, il doit aussi faire des concessions puisque la culture de sa compagne ne réduit pas les femmes à une place précise. En acceptant de faire la cuisine, la vaisselle et la lessive, il se rend compte que c’est romantique. Alors, il devient subitement partisan de la complémentarité dans le couple après avoir avalé tous les principes des droits et de l’émancipation des femmes. C’est bien s’ils y trouvent leur bonheur. En tout cas, cela montre bien que l’homme africain peut s’adapter au changement de son monde et abandonner les raisonnements et attitudes sexistes, phallocrates qui retardent l’Afrique. Ce qui est bon pour l’Occidentale est probablement bon pour l’Africaine aussi.

Aujourd’hui, l’Afrique change avec ses femmes. Elles expérimentent leur liberté, ont une vie professionnelle, peuvent occuper les places des hommes dans tous les domaines, sont libre de dire oui ou non. On ne reviendra plus à l’ancien monde. Par conséquent, la meilleure approche serait de prôner la recherche de compromis et d’une complémentarité dans le cercle conjugal au lieu de soutenir cette théorie dite naturelle qui fixe la femme à une place réductrice. Si elle frustre sûrement les femmes qui ne veulent/peuvent plus occuper cette place, elle contribue aussi à encourager à l’omnipuissance du mâle qui a engendré beaucoup d’injustices envers la femme notamment l’analphabétisme, la discrimination à l’éducation, leur extrême pauvreté en milieu rural et surtout la normalisation de la violence conjugale.

#ChangeonsDeMentalité

PARTAGER
Originaire de Côte d'Ivoire, Cédric est intéressé par les faits de société (habitude, coutume ou tradition) qui font obstacle à l'évolution des mentalités en Afrique. Fervent défenseur des droits de l'homme, il prend toujours parti pour les minorités et les plus faibles. Pour lui, changer l'Afrique recommande que l'on tape sur ses propres doigts et marche sur ses propres orteils. Il donne son point de vue (souvent avec sarcasme) sur bttvillage.com et est ouvert à toute remarque.

LAISSER UN COMMENTAIRE